SURTAINVILLE

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Responsables au sein de la communauté chrétienne locale

JOUAN Madeleine La Sansurière   - Conseil pastoral - Visite aux malades

LEGER Colette (La Grange du Pré) et Simone LE BLOND (La Jacotterie)   - Liturgie.

MOLLON Michèle Hameau La Poule - M.C.R. - A.C.E.

Équipe d'accompagnement des familles en deuil

Personnes à contacter lors d'un décès :

Bernard NOËL ou François LE BLOND.

Des "Officiants Laïcs" ont reçu mission pour conduire la célébration des funérailles dans toutes les communes de la paroisse. Demander l'une ou l'autre en cas de décès dans votre commune, en l'absence du prêtre.

 

L’ÉGLISE DE SURTAINVILLE

L’EDIFICE

 Le journal paroissial, rédigé par différents curés au fil du temps, a permis de reconstituer avec précision l’histoire de l’église de Surtainville.   

En 1221, le baron de Bricquebec et seigneur de Surtainville confirma cette donation avec trente acres de terre.

 « En 1690, l’église est bien pitoyable… l’autel de la Sainte Vierge qui entre en partie dans le chœur, est fort indécent et fort mal placé. (On) ordonne de le démolir et de le placer dans la chapelle… Quant à la chapelle qui est de l’autre côté (côté nord) toute dépavée et mal ornée, elle sera interdite de toute célébration à la prochaine visite si aucun remède n’y est apporté… ».

Vers 1707, l’église était en mauvais état. Il fallu réparer toutes les vitres de la nef qui étaient cassées. La couverture de la nef était entr’ouverte et prête à s’écrouler.

Lors de la visite du 4 septembre 1722, on constatait « un chœur assez bien lambrissé, mais ayant besoin de contretable ; nef très malpropre, en danger de corruer d’autant qu’il y a quatre poutres qui menacent ruine ainsi que les sous chevrons et filières ».  Il fut tenu compte de ces remarques si bien qu’en 1738, l’église se trouvait en assez bon état.

Pendant la révolution, différents particuliers cachèrent et conservèrent les croix et statues de l’église ainsi que de la chapelle Ste Ergouëffe. Par contre, les ornements, calices, ciboires, chandeliers, bénitier, encensoir… furent enlevés par les agents du district de Valognes le 28 germinal de l’an II (17 avril 1794).  Tous ces articles et ornements furent remplacés plus tard au frais des curés ou prêtres attachés à la paroisse.

Après la révolution et la réouverture de l’église, des réparations importantes s’imposaient aussi bien à l’église qu’à la chapelle Ste Ergouëffe. On décida de sacrifier cette dernière.

« On en démolit donc la toiture ne laissant que les murailles telles qu’on les voit encore, et les débris ainsi que le mobilier intérieur furent employés aux réparations les plus urgentes de l’église et à la restauration des bancs de la nef (1807) ». En 1812, on fit recouvrir en ardoises le chœur et l’ancienne sacristie, on répara la couverture de la nef, du clocher et des anciennes chapelles.

En 1823, en raison d’un accroissement démographique, la commune fut autorisée à vendre une certaine portion de ses mielles pour construire des chapelles plus grandes telles qu’on peut les voir encore aujourd’hui  « Ces deux chapelles faites sans aucun goût, sans aucun art, sans aucune architecture ni style… ».

C’est à cette époque qu’on acheta une pièce de terre pour faire un nouveau cimetière et une partie fut réservée pour servir d’emplacement aux deux écoles, à la mairie et leurs dépendances et qu’on rebâtit un nouveau presbytère. Tous ces travaux furent entrepris sous l’administration de M. Michel Avoinne, maire de Surtainville : « Sans être ce que l’on appelle un dévot, il était bienveillant pour les prêtres qu’il invitait souvent chez lui… malheureusement, son exemple n’a guère été suivi depuis par l’administration communale, qui depuis cette époque jusqu’en 1864, ne fit plus absolument rien, même pour le simple entretien. »

Depuis sa construction, l’église avait été sans sacristie jusqu’en 1752. Elle fut démolie en 1846, alors qu’elle se trouvait dans un fort état de délabrement, et remplacée par la sacristie actuelle.

En 1868, l’autel consacré à la Vierge dans la chapelle du nord fut rénové et transformé. En 1875, ce fut au tour des bancs et des stalles.

Au sujet des fenêtres du sanctuaire et de la nef, il fut décidé en 1879 « que pour les mettre au mieux en état de résister aux rafales et coups de vent, comme aussi pour donner un petit cachet d’architecture … on les diviserait par un meneau offrant dans chacune, deux petites fenêtres romanes. »

Un conflit opposant la municipalité à la fabrique pris son origine en 1880 : Des coups de vents occasionnèrent des dégâts importants à la toiture. La municipalité refusa de prendre ces réparations à sa charge estimant qu’elles incombaient à la fabrique. Les premiers travaux de mise hors d’eau ne s’effectuèrent que trois ans plus tard. Ce délai ne fit que contribuer à endommager gravement tous les éléments en bois de l’édifice.

L’église se trouve à nouveau dans un état déplorable, de telle sorte que l’Evêque de la Manche refusait la nomination d’un curé à compter de 1904. Bien que la municipalité ait voté à l’unanimité de ses 12 membres la somme nécessaire aux travaux, ceux-ci se fesaient toujours attendre en 1908. L’Evêque menaça d’interdire tout exercice du culte. Finalement, après changement de municipalité, les travaux nécessaires furent accomplis.

Le chœur fut pavé en mosaïque en 1885 et le carrelage de la nef posée dans l’année centrale en 1933.

20 janvier 1931 : installation de la lumière électrique dans le bourg de Surtainville – le 18 octobre 1931 dans l’église.

En 1951, la municipalité entreprend des travaux de toiture mais ils ne peuvent achever ces travaux sur le versant ouest à cause de l’éclatement du mur au dessus de la porte de cette chapelle. Les cloches, mal montées, menacent de tomber. Les travaux de réparation seront financés par une souscription paroissiale. En 1952, sur une protestation du curé qui menaçait d’informer l’Evêché, on finit l’ensemble des travaux de couverture de l’église mais sans gouttières si bien que l’eau pénétrait encore dans les murs.

Les bancs furent remplacés par des chaises dans la nef en 1962.

En 1990, la municipalité décida de remplacer la toiture. Les derniers travaux importants furent exécutés en 2005 et 2006 où on procéda à réfection de tous les enduits intérieurs.

Après bien des vicissitudes, cette église, telle que nous avons la chance de pouvoir maintenant l’admirer, est devenue l’une des plus belles du canton.

LE CLOCHER

« Dans son origine, la tour était en dehors, à l’encoignure de la nef et de la petite chapelle, au côté gauche (nord), comme il paraît bien par quelques fragments de la maçonnerie qui sont encore incrustés dans la muraille de l’église »…

Le clocher actuel érigé vers la fin du XVIème siècle abrite un porche en ogive. Au centre de la façade apparaît un ensemble calcaire sculpté avec sur le rebord de la console d'une statue aujourd'hui disparue, les inscriptions : "S.R.O.F. 1789" phonétiquement Sainte Erouefe 1789. Une autre niche, plus grande que la précédente, abritait une vierge couronnée. A cause de l'érosion, elle a dû être restaurée en 2005 et placée à l'intérieur de l'église. Elle a été remplacée par une petite vierge en granit reconstitué.

En 1764, on décida de faire refondre les deux cloches et d’en acheter une troisième de 1200 livres. Deux d’entre elles seront réquisitionnées pour être fondues et servir à la défense de la « Patrie en danger » en 1793.

En 1819, grâce à un don anonyme et la vente de quelques biens communaux, on acheta deux nouvelles cloches pour remplacer celles qui avaient été enlevées pendant la révolution et ainsi compléter le clocher.   

En 1838, la commune fit couvrir en pierres taillées la bâtière du clocher qui jusque là l’était en ardoises. En 1872, le beffroi du clocher a été consolidé, les planchers remplacés.

En 1888, un jour de communion, le beffroi s’effondrait entraînant les trois cloches sans heureusement faire de victimes. Il fut pourvu à son remplacement cette même année.

 ŒUVRES D’ART

Un pilier central supporte la cuve octogonale des fonts baptismaux taillée vers le XVème ou XVIème siècle dans le calcaire. Quatre colonnes confèrent une assise à l’ensemble.

Le superbe retable à trois tableaux, datant du début du XIXème siècle fut classé Monument historique en 1951.

Le tableau central, de très belle facture, a été le premier à être mis en place, au XVIIIème  siècle. Il représente l’annonce faite à la Vierge Marie par l’archange Gabriel. En 1812, le reniement de St Pierre et le St Jean Baptiste furent réalisés et fournis par un sieur Goubert, peintre à Cherbourg, lequel procéda alors à un rafraîchissement du tableau central.

Une statue polychrome de Sainte Ergouëffe en pierre calcaire, vraisemblablement du XVIème  siècle, se dresse contre le pignon de la chapelle sud.

Deux statues en pierre calcaire, à l’origine polychromées, situées dans la nef, près des chapelles représentent l’apôtre St Paul et St Pierre (patron de Surtainville).

En 1868, une statue en plâtre de la Vierge fut achetée et l’ancienne remplacée par une statue de St Joseph.     

La chapelle sud avec l’autel consacré à St Sébastien (pour lequel il existe toujours une grande ferveur) nécessitait une remise en état. La statue de St Sébastien en bois qui était complètement vermoulue devait être remplacée. En fait, on acheta trois statues : St Sébastien, St Vincent de Paul et le Bienheureux Thomas. L’autel fut restauré. La statue de la Vierge à l’enfant fut placée dans la niche au dessus du portail extérieur en 1870. Cette statue restaurée en 2005 a été placée face au maître autel côté nord.

En 1924, un comité de jeunes filles qui s’était constitué pour l’occasion a rassemblé des fonds pour l’acquisition de la statue de Ste Jeanne d’Arc. Pendant quelque temps, cette statue sera portée en procession le jour de la fête de Ste Jeanne d’Arc par les jeunes filles de la paroisse.

Le 30 mai 1926, deux nouvelles statues sont bénites : L’une de Notre Dame de Lourdes, l’autre de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus (pour l’occasion, il fut fabriqué 12.000 roses avec lesquelles on fit 170 mètres de guirlandes). 

« Les paroissiens de Surtainville, en reconnaissance de la protection qui leur a été accordée au départ des allemands, ont voulu établir un monument de cette reconnaissance en faisant placer des vitraux d’art dans les fenêtres de l’église. Ces vitraux ont été bénits le dimanche 23 novembre 1947… »

« 1951 voit en janvier la bénédiction d’une gracieuse statue de St Antoine, offerte par M. le chanoine Etasse retiré à Surtainville depuis octobre 1950, en remplacement d’une statue du même saint, effondrée une nuit dans les bancs de la nef. »

En 2005, deux épitaphes furent mises à jour pendant les travaux. L’une concerne Jean Moistier, prêtre décédé le 11 mars 1724 et la seconde, Françoise Couppey épouse Roquier, décédée le 16 avril 1610.

Les derniers grands travaux de rénovation intérieure, achevés en 2006, confèrent à l'édifice une homogénéité mettant particulièrement bien en valeur l'équilibre des volumes.

Les citations sont extraites du journal paroissial retraçant l’historique de la paroisse de Surtainville.

(Article reproduit avec l'aimable autorisation de l'Association Historique Surtainvillaise Edouard Denis-Dumont)

 

LA CHAPELLE SAINTE ERGOUËFFE

D'après la légende : "Un jour, un homme et une femme de Pierreville découvrirent sur le rivage, abandonnée par les flots, une statue de femme. Ils décidèrent d'en opérer le sauvetage... Arrivés déjà loin de la grève, ils éprouvèrent le besoin de poser leur fardeau afin de se refaire des forces. Hélas, bien mal leur en prit car ils ne purent, en aucune façon, déplacer à nouveau leur trouvaille tellement elle s'était alourdie. Et c'est ainsi, que sur place, afin de l'honorer, on construisit un sanctuaire."

Les ruines de cette chapelle de style roman, une des plus anciennes de la région, encore visible aujourd'hui, présentent beaucoup d'intérêt aussi bien par le mode de maçonnerie (en arête de poisson) que les les ornements des chapiteaux.

Une statue de Sainte Ergouëffe en pierre polychromée d'époque indéterminée, a été transférée dans la chapelle sud de l'église paroissiale.

Sainte Ergouëffe, connue en Belgique sous le nom de Sainte Gudule, est patronne de Bruxelles.

 

HISTOIRE DE LA GROTTE DE SURTAINVILLE

le 15 août 2015

De violentes explosions ébranlèrent la quiétude de Surtainville. Pourtant, la guerre ici, était terminée depuis déjà 10 ans. Mais cette fois-ci, on faisait parler la poudre à des fins pacifiques. Voilà que le curé de la paroisse, le Père BONNARD, avait eu l’idée lumineuse d’ériger une réplique de la grotte de Massabielle à l’emplacement d’une ancienne carrière, en un lieu élevé comme il sied à Dieu, situé proche du bourg et pourtant retiré, qui incite à la piété et invite à la méditation.

A cette époque, la religion imprégnait la société en profondeur et pour mener à bien son projet, l’abbé Bonnard savait qu’il pouvait compter sur le concours énergique de la population. 

Les formalités administratives réglées, les travaux débutèrent fin 1954 pour s’achever le 30 août l’année suivante. Quasiment toutes les familles surtainvillaises participèrent d’un élan unanime à cette réalisation.

Mais la main d’œuvre, les moyens matériels et la bonne volonté ne suffisaient pas. Toute réalisation nécessite un budget ; celle-ci ne faisait pas exception à la règle. Il fallut donc trouver des moyens financiers pour accomplir et mener à bien ce projet.

Le projet initial avait été estimé à 125.250 Frs. Le coût de la statue s’élevait à lui seul  à 75.000Frs. Elle a été offerte par une paroissienne. Mais il fallait aussi régler le forage, les excavations, l’édification de la clôture,  la construction de l’autel sous la grotte et tous les matériaux nécessaires. Des sommes d’argent avaient été initialement remises au Pasteur pour un total de 7.500Frs, ce qui s’avèrera bien insuffisant. Un emprunt de 27.000 Frs fut contracté auprès de la Caisse Paroissiale. Puis, une jeune fille eu l’idée de confectionner des roses artificielles et des fleurettes.  Chaque bouquet  vendu 100 Frs permit de réunir une somme de 30.000 Frs dès le mois de février. La vente de fleurs ainsi que de pâtisseries rapporta encore 7.862 Frs. D’autre part, 16.000 Frs arrivèrent de mécènes de Perpignan et même de Montréal. Une autre jeune fille fit dons de ses économies, soit 500 Frs. Puis encore, une personne vendit une alliance de parents défunts et le montant fut arrondi par le joaillier lui-même. Le Père Bonnard indiqua en outre des virements postaux en provenance de Saint-Lô, Saint-Vaast-la-Hougue et de l’île de Bréhat et d’autres sommes en provenance de Versailles, Paris, Montchaton et Granville.  Des enfants également puisèrent dans leurs tirelires.

Malgré toutes ces bonnes volontés et les heureuses initiatives,  il fallut néanmoins  réduire certains postes. Ainsi, l’autel initialement prévu en granit a finalement été moulé en ciment. 

Une centaine d’hommes de Surtainville participèrent aux travaux. Chacun prit sa part selon ses moyens et ses possibilités : travaux de terrassement, aide au forage et à l’excavation des rochers, apport des divers matériaux (sable, terre, gravier, ciment, pierre…). Au prix d’un labeur soutenu et d’une ardeur jamais démentie,  l’emplacement prit forme en seulement huit mois au cours de cette année 1955 :

- Janvier : opérations de minage, d’excavation et de terrassement.

– Février : Arrivée mouvementée de la statue de la Vierge, pesant 400 kg, malgré la forte montée et un terrain détrempé.

 – Avril : réalisation de l’inscription en relief au-dessous de la statue  « Que soy era immaculada councepciou » et d’un moulage pour l’édification de l’autel. 

- Mai : commencement du mur de clôture, consolidation de la voute au-dessus de l’autel  et fabrication du portail, apport de terre pour les plantations à venir.

 – Juin : réalisation des piliers du mur de clôture, du soubassement et du pilastre de l’autel, mise en place de la statue et de son auréole en verre triple portant l’inscription « Je suis l’immaculée conception » maintenant disparue.

- Août : réalisation des finitions au-dessus de l’autel, du tabernacle et de l’enduit, plantations diverses, peintures, installation de l’électricité, nettoyage final et pose de gravier.

« Tant de travail, tant de dévouement, tant de gentillesse depuis tant de semaines, ont fait qu’au soir de ce 30 août, nous pouvions dire avec joie : la grotte est terminée ! ». Ainsi s’était exclamé le Père Bonnard qui n’avait pas manqué préalablement d’inviter l’évêque, Monseigneur Guyot, pas encore nommé Cardinal, pour l’inauguration. Celle-ci fut fixée le 8 septembre, date de la Nativité de la Sainte Vierge.

C’est un cortège composé du clergé suivi de 2.300 personnes (la publicité avait été efficace) qui, à la nuit tombante, s’ébranla depuis l’ancien presbytère, traversa le bourg pour arriver à la grotte au chant de « l’ave Maria ».

Ce lieu accueille chaque année les offices de l’assomption du matin et le soir, la retraite aux flambeaux depuis l’église. A l’époque des communions, une procession était régulièrement organisée jusqu’ici pour témoigner de la piété mariale. Certaines cérémonies ou bénédictions ont également lieu à la demande de particuliers sensibles à l’admirable singularité de l’endroit mais aussi attachés à la dévotion à Marie.         

Comment ne pas être reconnaissants envers ces hommes et ces femmes qui ont mené cette réalisation exemplaire, sans contrainte, sans obligation et sans salaire et qui ont vécu l’expérience d’une appartenance communautaire dépassant leur propre personne, donnant ainsi une autre dimension à cette œuvre.

Depuis ce temps, la municipalité nettoie le terrain avant d’arriver à la grotte tandis que l’association « l’avenir » continue à entretenir et fleurir ce site par des bénévoles pour garder à ce lieu de recueillement, à la fois simplicité, grandeur  et beauté. Qu’ils en soient également remerciés. 

 S.B

(D’après la documentation communiquée par Mme Simone LE BLOND)

 . : « Étincelante comme l'aurore, resplendissante comme le soleil, Marie s'élève au plus haut des cieux, rayonnante de beauté comme la lune. La Reine du monde accède aujourd'hui au trône de gloire, elle qui a mis au monde le Fils qui est avant l'étoile du matin(…). Gloire à la Trinité sainte qui, dans son dessein d'amour, plus que toutes les créatures, ô Vierge Marie, t'a parée de gloire céleste. » Saint Pierre Damien (1007-1072)