LES PIEUX

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Eglise des Pieux

L'église Notre Dame des Pieux                                    

L'origine du nom : Les Pieux

Une tradition quelque peu tenace voulut que le nom de la commune ait été choisi pour témoigner de la particulière piété de ses habitants.

En fait, Les pieux vient du latin podium définissant des hauteurs aux crêtes arrondies. Le christianisme ne dût toucher nos contrées qu'aux alentours du Vème siècle. A quels missionnaires faut-il rapporter la conversion de notre coin ? Aux moines de Saint Martin ? A Saint Germain Scot ? D'après l'histoire du diocèse de l'abbé Le Canu, les églises du nord du Cotentin placées sous le vocable de Notre Dame auraient été fondées au Vème siècle par Saint Marcouf et ses moines.

A la fin du IXème siècle, les édifices religieux purent être saccagés par les pirates Normands, les Vikings, et le christianisme aurait pratiquement disparu suite à l'exil des évêques de Coutances à Rouen.

Vers les années 900, Saint Clair fut l'apôtre de la renaissance chrétienne dans la Hague.

Saint Clair

Clair serait né à Rochester en Angleterre. Pour échapper à un mariage que son père voulait l'obliger à contracter avec une femme noble, il s'enfuit, traversa la Manche et aborda à l'ouest de Cherbourg. Il trouva refuge chez deux ermites installés à Nacqueville et de là, il aurait participé à l'approfondissement de la foi chrétienne dans la Hague.

C'est certainement à la suite de cette prédication que fut érigée, aux Pieux la chapelle Saint Clair qui servi tout d'abord d'église paroissiale...

Au XIème siècle la chapelle Saint Clair étant trop petite, les seigneurs féodaux des Pieux firent construire, à quelques pas de là, un nouvel édifice...

Depuis 1807, cette chapelle servait d'école pour les garçons. Cette chapelle a été détruite en 1888.

Saint Clair est toujours vénéré le dimanche le plus proche du 18 juillet.

 

Extérieur de l'église

Le clocher

Vous avez remarqué, de près ou de loin, son clocher composite.

Le premier étage : Tour lanterne du XIème siècle qui reproduit la disposition octogonale de Tamerville et d'Octeville (St Martin).

Le second : Est un prolongement de début XVIIIème (1718) bâti dans le respect de l'oeuvre précédente, fidélité qui se marque dans la construction de la flèche traditionnelle.

 

Intérieur de l'église

Les fonds baptismaux, en granit de Flamanville reposent sur deux pierres tombales à croix cerclées à l'origine mystérieuse.

Sous le clocher ont peut admirer la voûte et les ogives gothiques, remaniements (des arcs romans) du XIVème siècle. A cet endroit, dit-on Saint Clair débarquant d'Irlande aurait pour la première fois parlé de l'Evangile.

L'église

Le sol de l'église était en terre battue. Un premier dallage fut fait en 1728. En 1771, l'église a été de nouveau pavée en carreaux d'Yvetot-Bocage. On remplaça aussi les anciens bancs par des bancs à dossier pour asseoir 7 personnes. Des bancs de cette époque, il n'en reste qu'un seul mais qui est parti à Saint André de Bohon.

A la même époque, on a agrandi l'église parce qu'elle était trop petite. La nef fut allongée de 30 pieds. On a déplacé le portail, de même on a réutilisé la porte latérale.

En 1882, l'administration communale fit restaurer le lambris voûte du choeur et des chapelles et des contreforts extérieurs pour affermir les murs de la nef.

La chaire fut remplacée par celle de l'église de Biville que les pères missionnaires restauraient. Celle-ci fut démontée en 1965, puis partit à Saint André de Bohon en 1975.

Le chemin de croix actuel date de 1898.

En 1934, les Anciens Combattants de 14/18 et le curé de la paroisse offrirent les deux vitraux du choeur. Il n'y avait que de simple verrières auparavant.

En 1933, une souscription et une kermesse permirent de payer 62 bancs neufs pour remplacer les bancs qui étaient en mauvais état. Au même moment, le Conseil Municipal commença le pavage de la nef qui se termina en 1939 par celui du sanctuaire.

Au cours de ces derniers travaux on mit à jour, sous les marches de l'autel, la table de pierre de l'ancien autel érigé au XVème siècle. Cette pierre fut érigée à l'extérieur, au chevet de la sacristie, supportant jusqu'en 1965, la statue de pierre de la Vierge à l'Enfant. Depuis cette date, il n'y a plus qu'une simple croix.

La SACRISTIE, comme l'indique la date dur la baie vitrée du sud-est, est de 1754.

Au temps de la révolution

Le 23 novembre 1793 (3 frimaire de l'an II) la Convention ordonna de fermer toutes les églises au Culte catholique et d'y implanter le Culte de la Raison et de l'Etre suprême. Le 2 février 1794, le calvaire érigé en 1721 (place de la Poste) fut abattu. On supprima deux autels dédiés à Saint Clair et à Saint Jacques.

Le 30 mai 1795 (11 prairial de l'an III), un décret de la Convention rendait les églises au culte catholique. On ne reconstruisit pas les deux autels. A leur place, en 1897, on disposa deux statues intitulées Notre Dame des Victoires et Saint Joseph.

An 1819, il fut décidé d'agrandir l'église et de construire deux chapelles. La chapelle du sud pris la place de celle du Seigneur de Becqueville, mais qui était beaucoup plus petite. Un autel fut mis dans chacune des deux chapelles. Celui de la chapelle du nord était surmonté par un tableau sur toile consacré à Saint Sébastien. La chapelle du sud, consacrée à Saint Clair a été également dotée d'une peinture sur toile. Les statues du Sacré Coeur et de Notre Dame de Lourdes remplacèrent en 1887, ces oeuvres qui restèrent accrochées au dessus des confessionnaux jusqu'en 1965, date à laquelle elles furent reléguées dans la tribune puis envoyées à ... Saint André de Bohon.

En 1932, bénédiction de deux nouvelles cloches.

Le Christ sous le clocher

Après la mission de 1893, pour marquer le centenaire de la disparition du calvaire, on en érigea un autre en bois en 1894, sur la route de Cherbourg. Une croix de granite, portant un Christ en fonte, lui fut substituée en 1904. Le Christ en bois trouva refuge dans la salle Saint Paul avant d'être fixé sous la voûte du clocher de l'église.

Le Choeur

Le RETABLE.  Au centre, une ravissante toile (Freret 1784) évoque la libération de deux esclaves (comprenez, plusieurs esclaves) par un ange répondant au désir de la Sainte Trinité (Père, Fils et Saint-Esprit), une confrérie de TRINITAIRES existait alors aux Pieux et se donnait pour tâche d racheter les esclaves des MAURES (Berbères).

Au dessus du tableau, supporté par deux grosses colonnes qui précèdent cet ensemble, un baldaquin, sommé d'une croix, abrite une gloire centrale. Il est traité comme les perques de nos églises en éléments aboutés décorés de palmes stylisées et dorées. Deux chapelets de roses complètent le tout.

Le TABERNACLE, très soigneusement travaillé, représente le pélican qui donne son sang à ses petits pour les nourrir.

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