Nous avons repris le temps ordinaire.

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Les rythmes de l’année liturgique

Depuis le 10 janvier dernier, après la fête du baptême de Jésus, nous avons repris le rythme du temps ordinaire. Nous avons commencé l’année liturgique A (au cours de laquelle nous lisons l’Evangile de Matthieu), le premier dimanche de l’avent, le 27 novembre 2016.

Depuis, nous avons vécu la préparation à noël qu’est le temps de l’avent puis ensuite, le temps de noël. Ensuite, nous avons repris le temps ordinaire pour quelques semaines. Et, dans un mois, nous interromprons de nouveau le temps ordinaire pour entrer dans celui du carême. Après cela, nous entrerons pour sept semaines dans le temps pascal avant de reprendre de nouveau le temps ordinaire, après la fête de la Pentecôte. Et ce, jusqu’à la fin de l’année liturgique A (avec la fête du Christ-Roi), le 26 novembre 2017. En regardant le calendrier liturgique, nous remarquons la succession des temps de fêtes et du temps ordinaire.

La liturgie de l’Eglise catholique romaine respire en quelque sorte. Il y a des temps des forts et des temps faibles. Il y a des temps de grandes fêtes, telles que pâques et noël, qui sont les plus importantes, et des temps de fêtes ordinaires. Cette respiration de l’année liturgique nous permet de garder le rythme sans nous épuiser.

Faire du temps ordinaire une marche vers la sainteté.

Le temps ordinaire nous invite à contempler ce que nous avons célébré lors des grandes fêtes de l’année. Le temps ordinaire après noël, nous fait contempler l’incarnation, le merveilleux et étonnant amour de Dieu qui prend notre chair. Le temps ordinaire après pâques, nous fait méditer l’amour de Dieu en Jésus qui donne sa vie pour nous et qui, ressuscité, nous invite à le suivre dans la lumière de l’éternité avec Dieu. Le mystère de Dieu est tellement infini que nous n’aurons jamais fini de le méditer. C’est ce que le rythme de l’année liturgique nous appelle à faire. Nous sommes des êtres humains avec nos limites. Comme dans la vie courante, nous ne pouvons pas courir tout le temps. Après une course, nous avons besoin de reprendre souffle.

Ainsi dans la liturgie, nous ne pouvons pas toujours faire de grandes fêtes. Sinon les dimanches se ressembleraient et les temps forts deviendraient bien pâles. Si nous avions tous les dimanches de l’encens et des chants de fêtes, tous les dimanches se ressembleraient et nous arriverions épuisés aux jours de fêtes. Nous risquerions alors de ne pas être en bonne condition pour accueillir le mystère propre à chacune des fêtes de l’Eglise catholiques. Le mystère de la foi demande à être médité dans le silence et la simplicité pour pénétrer au plus profond de nous. Le temps ordinaire n’est pas moins important que les temps de grandes fêtes car il permet au chrétien d’ancrer en lui ce qu’il reçoit des temps forts.

Puisse le nouveau site internet du diocèse et de la paroisse, nous aider à mieux comprendre la liturgie afin que nous grandissions tous en sainteté au cours de cette année liturgique. 

Père Louis Deschamps