En marche vers Noël.

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Le temps de l’avent nous prépare à la fête de noël. Nous sommes invités à revivre symboliquement l’attente du Messie par le peuple juif.

Le Messie a été promis maintes et maintes fois par les prophètes dans l’ancien testament. Le peuple juif avait soif de ce Dieu qui leur promettait la joie et la paix par ses porte-parole qu’étaient les prophètes et qui parlaient en son nom. Le prophète Isaïe que nous lisons pendant ce temps de l’avent nous annonce cette bonne nouvelle. Il nous promet l’harmonie et le bonheur : « Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau auront même pâture, un petit garçon les conduira… Le lion comme le bœuf mangera du fourrage. Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra. » (Is 11,8-9) Isaïe annonce cette paix à laquelle le peuple de Dieu aspire et qui adviendra lors de la venue du messie de Dieu.

 Le messie vient dans l’humilité

 Le peuple juif attendait un messie tout-puissant qui établirait la paix par les armes. Dans les évangiles, nous voyons souvent les apôtres attendre que Jésus (et jusqu’à la mort de ce dernier) montre sa force et mette les romains à la porte et rétablisse ainsi la royauté de David. Mais Jésus s’est toujours refusé à jouer ce rôle de politique et de guerrier. Au contraire, il se fait pauvre et petit. Nous le voyons tout particulièrement dans la passion et la crucifixion. Jésus endure jusqu’à la mort les insultes et les souffrances. Et pourtant il est le messie. Mais c’est le messie de Dieu qui se fait faible par amour. Les apôtres ne pouvaient rien y comprendre. Il leur a fallu la grâce de Dieu le Père et le souffle de l’Esprit saint pour qu’ils entrevoient peu à peu que celui qu’ils avaient accompagné pendant trois ans et qu’ils avaient vu mort était bien le messie promis par les prophètes. Il leur a fallu la force de la grâce divine pour qu’ils acceptent de grandir dans la conversion aux vues de Dieu.

Appelés à la conversion comme les disciples

Comme les disciples, nous voudrions un messie tout-puissant qui fasse notre volonté humaine. Et voilà que c’est tout le contraire qui nous est proposé. Nous désirons la paix et l’harmonie en nous et autour de nous. Mais Dieu ne joue pas au magicien. Il ne fait rien sans nous. Il passe par nous pour réaliser la paix et l’harmonie du monde. Dieu pour réaliser son projet sur nous s’est fait homme, petit enfant. Il est né d’une femme, la vierge Marie. Il naît incognito dans une étable avec les animaux. Il n’a pas l’air d’être Dieu. Mais pourtant c’est bien Lui. Deux mille ans après la naissance de Jésus, nous avons la grâce d’avoir à notre disposition les textes de l’Ecriture sainte par lesquels Jésus continue de se révéler et qui nous appellent à la conversion. Ils nous rapportent l’expérience de ceux qui ont accueilli le Seigneur. En ce temps de l’avent, nous sommes invités à découvrir comment ils se sont laissés transformer par la grâce. C’est à la même conversion que nous sommes appelés aujourd’hui.
Le Seigneur est venu. Il vient aujourd’hui pour nous, pour notre monde. Il se donne toujours à nous dans l’humilité de l’enfant de la crèche.
Laissons le Dieu miséricordieux agir en nous. Alors, en accueillant la miséricorde de notre Dieu nous pourrons devenir source de paix et d’harmonie pour les frères et sœurs avec lesquels nous vivons aujourd’hui.            

 Père Louis Deschamps