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Bienheureux Thomas Hélye, prêtre

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Fêté le 19 octobre, mémoire

Thomas Hélye est né à Biville vers la fin du XIème siècle (1187 ?). Ses premières études terminées, il enseigne en plusieurs endroits, avant de diriger l'école de Cherbourg. Une grave maladie fut l'occasion de sa conversion à une vie fervente, toute de pénitence et de prière. Frappé de son renom de sainteté, l'évêque de Coutances, Jean d'Essey, l'appela au sacerdoce. Thomas s'y prépara par un pèlerinage à Rome, puis à Compostelle, et par quatre ans de théologie à Paris.

Devenu prêtre, il parcourut, en vrai missionnaire, le diocèse de Coutances et celui d'Avranches, prêchant fréquemment, confessant chaque jour, célébrant la messe, chantant l'office en entier, exhortant les fidèles à la pénitence et à la charité. Les gens le suivaient en grand nombre, le long des routes. « N'ayant dans son pèlerinage que son corps pour bagage, il se hâtait vers une autre église », pour y poursuivre son ministère.

Deux années d'une douloureuse maladie l'acheminèrent à l'ultime rencontre du Seigneur. Durant cet Avent, il répétait souvent : « Voici le Roi qui vient », ou « Béni soit le fils de Marie ». Il mourut « plein de jours, viel et ancien », le 19 octobre 1257, dans la porterie du manoir de Vauville.

Depuis sa mort jusqu'à nos jours, un culte fervent lui est rendu, spécialement dans la Hague. L'évêque Jean d'Essey ouvrit un procès informatif, dès le décès du bienheureux. Un clerc, Clément, qui participa à ce procès, nous a laissé une Vita du saint personnage, qu'un poète, nommé Jean Martin, traduisit sans tarder en « Hague-Langage ».

 

(Tiré de l'Ordo liturgique du diocèse de Coutances et Avranches)