Bienheureuse Placide Viel, vierge

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Fêtée le 4 mars, mémoire facultative

Née à Quettehou, en 1815, Victoire Viel entra au noviciat de l'Abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte en 1833. Dès son arrivée, elle fut remarquée par sainte Marie-Madeleine Postel qui veilla spécialement sur sa formation spirituelle, la nomma conseillère de sa congrégation le jour même de sa profession et l'envoya parfaire son instruction à l'École Normale d'Argentan. Elle la chargea de plusieurs missions : la plus importante fut d'aller quêter à la cour et dans la ville de Paris, pour relever les ruines de l'église abbatiale et de ses bâtiments.

Elle la préparait ainsi à lui succéder. Supérieure générale en 1846, la Mère Placide reprit ses quêtes dans la Manche, dans la capitale, en Allemagne et en Autriche ; les conditions de ces voyages en faisaient des exercices d'un grand ascétisme.

Véritable continuatrice de la fondatrice, elle marcha sur ses traces, achevant la reconstruction de l'abbatiale et du monastère, présidant au développement extraordinaire de sa congrégation par la fondation d'une centaine de postes, pratiquant une charité sans mesure. Elle insistait sur la retraite annuelle, la conformité à la volonté divine, la mortification, le culte eucharistique, et une confiance sans borne dans la Providence. Une vraie fille de sainte Marie-Madeleine. Elle fut comme elle douée du pouvoir des miracles et du don de prophétie.