Beaumont-Hague

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L’église est dédiée à la Vierge sous l’invocation de Notre-Dame.

La partie la plus ancienne de l’église (les deux premières travées de la nef ) sont du début du XVIIème siècle.

En 1757, l'édifice est doté d'un clocher à base carrée, coiffé d'un dôme octogonal avec une liaison par un découpage des formes en triangles à simples courbes. Original dans la Hague, même si celui de Sainte-Croix pourrait en être la copie, il se rapproche du dôme de l'église Notre-Dame de Sainte-Marie-du-Mont.

Entre 1831 et 1836, l'église est agrandie d'un transept et d'un chœur.

La foudre abîme le clocher en 1929, puis en 1944 le bâtiment est atteint par l'explosion d'un char. Les réparations ne furent définitivement terminées qu’en 1949.

L'intérieur est restauré en 2000. À cette occasion, on met au jour un gisant de chevalier mains jointes, un glaive sur le côté gauche qui reposait sous le dallage.

La tête du défunt est nue, reposant sur un coussin carré ; un bandeau enserre la chevelure crantée. Les traits du visage, tels qu’ils nous apparaissent actuellement, sont très succincts (modelé plat, fente pour la bouche et les yeux). Le personnage joint les mains sur la poitrine (les avant-bras sont taillés à angle droit avec le buste). Il porte une épée très longue, sur le côté gauche, dans un fourreau attaché autour de la taille par une bandoulière double.

Le type de coiffure tendrait à rapprocher cette œuvre, de la sculpture de la première moitié du XIIIème siècle. Œuvre certainement issue d’un atelier local, puisque taillée dans le grès extrait des carrières de Gréville, elle n’en demeure pas moins assez proches d’autres gisants du XIIIème siècle conservés dans les églises de la Région. Certaines caractéristiques comme le modelé du visage, assez frustre, la position de la tête sur un simple coussin carré, parfois placé en losange, la position des mains jointes au-dessus de la poitrine, le niveau de relief par rapport au bloc ou la raideur dans la sculpture des plis du vêtement qui tombent de manière verticale, la présence de l’épée (associée ou non à l’armure) sont en effet communes à un groupe de statues funéraires du XIIIème siècle.

Sont retrouvées également 3 têtes de statues, 2 dateraient du XIVème et l’autre du XVème siècle. Elles sont visibles dans une vitrine dans la nef de l’église.

A  voir : dans le chœur la statue de St Eloi et celle d’une Ste femme tenant un livre à la main.

Clé de voûte 1er travée : Premier Quart du XVIIe siècle
Bon état

Clé de voûte, (1ère travée, est) aux armes de Jean JALLOT, seigneur et patron du lieu, et de Charlotte de PIROU, sa femme. 1624 (à dextre, d’azur au chevron d’argent, chargé de trois merlettes de sable accompagné de trois trèfles d’or, qui est Jallot /à senestre, de sinople à la bande d’argent cotoyée de deux cotices de même, qui est Pirou).

Clé de voûte 2ème travée : Premier Quart du XVIIe siècle
Bon état

Clé de voûte (2ème travée à partir de l’est), aux armes de Jean JALLOT, seigneur et patron du lieu. 1624. D’azur au chevron d’argent, chargé de trois merlettes de sable accompagné de trois trèfles d’or.

Clé de voute 3ème travée : Premier Quart du XVIIe siècle
Bon état

Clé de voûte (3ème travée, à partir de l’est), aux armes de Pierre II JALLOT et de Marie du MONCEL, sa femme. 1624. D’azur au chevron d’argent, chargé de trois merlettes de sable accompagné de trois trèfles d’or / de gueule à trois losanges d’argent.