Eglise du Vast

Add this
Eglise Notre-Dame du Vast

L'église du Vast est sous le vocable de Notre Dame.
A la fin du 14ème siècle, le choeur de l'ancienne église disparut pour faire place au choeur actuel. La voûte est entrecroisée d'arceaux en ogive qui retombent sur des colonettes munies de bases et de chapiteaux. Les travées, au nombre de quatre, sont appuyées extérieurement par des contreforts à trois ressauts. Le chevet est droit et percé d'une belle fenêtre rayonnante encadrée dans une profonde voussure. Les autres fenêtres sont de simples lancettes.
Le vitrail du 15ème siècle qui garnit le fond du sanctuaire est divisé en quatre panneaux.
Dans le premier, à gauche, St Jean Baptiste un livre ouvert à la main avec l'agneau, l'oriflamme et la légende "Ecce agnus Dei".
Au deuxième, la Sainte Vierge est agenouillée et sa réponse "Ecce ancilla domini" est inscrite dans le limbe qui entoure sa tête.
Au troisième, paraît l'archange Gabriel tenant un sceptre avec l'inscription "ave gratia plena" ; au-dessus le Père éternel assis sur des nuages insuffle à la Vierge un rayon d'or portant une colombe.
Au quatrième, Sainte Marie Magdeleine, en riche costume, tenant d'une main une boîte à parfums et de l'autre une aumônière.
Le Christ, Sauveur du monde, le couronnement de la Sainte Vierge et le crucifiement sont peints dans les rosaces du tympan. Au bas de la verrière, se trouvent à gauche quatre chevaliers agenouillés, richement vêtus, l'épée au côté, avec quelques hommes du peuple. A droite, on remarque quatre nobles damoiselles dans la même posture, habillées comme au temps d'lsabeau de Bavière. Ces personnages représentent évidemment le donateur et sa famille. Les armes des Suhard sont figurées deux fois dans ce vitrail et également sur la clef de voûte du sanctuaire. Ce vitrail a été restauré en 1885 et dernièrement.
Le maître-autel en marbre blanc placé devant est de 1894. Il est encadré par les statues d'une Vierge à l'enfant et de St Sulpice, évêque.
Dans la moitié du 18ème siècle, suite aux observations et injonctions de l'archidiacre, des travaux furent entrepris : le clocher réparé et la sonnerie augmentée d'une cloche, un retable posé devant la verrière la masquant malheureusement et, très probablement, une sacristie adossée au chevet de l'église. Ce n'est qu'au 19ême siècle que la verrière fut débarrassée du retable et, enfin, en 1889, la sacristie démolie et reconstruite sur l'emplacement d'une ancienne chapelle du Rosaire. La Révolution fut désastreuse pour l'intérieur de l'église. Au milieu du 18ème siècle, deux chapelles formant transept furent construites mais démolies en 1864. C'était pour entreprendre tout un programme de grands travaux. En 1863, le clocher fut détruit, une nef avec bas-côtés formant cinq travées fut aménagée, des bancs neufs mis en place et, dans le transept, deux absidioles circulaires dans lesquelles sont placés deux autels en marbre blanc. Celui de gauche possède un bas-relief représentant l'apparition du Sacré-Coeur à Ste Marguerite-Marie Alacoque, celui de droite un bas-relief représentant l'Annonciation.
Un clocher a été rebâti. Au niveau des cloches, il est éclairé sur chaque face par deux longues baies en ogive encadrées de tores et de colonnettes. Il est coiffé d'une flèche et de quatre clochetons. Quatre cloches y ont pris place en 1926.
Mise à part la verrière, tous les vitraux sont du 20ème siècle. Dans le sanctuaire l'on y trouve les quatre évangélistes puis dans le choeur sont rappelés le pape, l'évêque et les apôtres Pierre et Paul. Dans le transept, à gauche, la Cène et l'Ecce homo, à droite, l'Assomption et une Vierge à l'Enfant. Dans la nef les vitraux de gauche rappellent les sacrements : l'Eucharistie, le mariage, l'extrême-onction, la pénitence, la confirmation et le baptême. Ceux de droite se réfèrent aux litanies de la Ste Vierge.
Dans le fond de l'église est placé un grand tableau représentant une mère présentant son enfant et l'orgue, aux grandes qualités, de 1876. Les fonts baptismaux ne comportent aucune inscription mais sont d'une époque ancienne.
Quatre cloches occupent le clocher, deux au niveau du plancher et les deux autres au-dessus. Elles portent les inscriptions suivantes :
Cloche du bas au Nord :
d'un côté : l'an du Seigneur 1926, M. l'abbé Eugène Hardy étant curé de la paroisse Notre Dame de Le Vast, MM. Alexandre Thin, maire, Alphonse Fichet, adjoint j'ai été donnée par les paroissiens pour remplacer la vieille cloche.
de l'autre côté : j'ai été nommée Marie Jeanne Jacqueline ; Alphonsine, Bienaimée par MM. Alexandre Thin et Alphonse Fichet Mme Bienaimé Poulain
Cornille Havard Villedieu les Poëles
Cloche du bas au Sud :
d'un côté : j'ai été bénite ainsi que mes trois soeurs par Mgr Louvard et nommée Edmond, Alice par M. Henri Le Picard et Mme Alice de la Germonière, ma donatrice de l'autre côté : aux premiers jours d'octobre de l'année jubilaire de 1926, SS Pie XI étant pape, Mgr Théophile Marie Louvard, évêque de Coutances et Avranches et M. l'abbé Eugène Hardy, curé de Le Vast.
Cloche du haut au Sud :
d'un côté : j'ai été nommée Marie Ange par M. Clovis Potier et Melle Marie-Ange Potier, nièce du donateur.
de l'autre côté : St Sulpice, priez pour nous. J'ai été donnée par M. et Mme Edmond Letellier.
Cloche du haut au Nord :
d'un côté : j'ai été nommée Louise Marie Léonie Maria par M. et Mme Désiré Lemonnier, M. Casimir Renouf et Melle Léonie Alix.
Cornille Havard Villedieu les Poëles
de l'autre côté : Notre Dame de Le Vast, priez pour nous. MM.Casimir Renouf et Edmond Letellier étant contrôleurs paroissiaux, j'ai été donnée par les familles Lemonier, Alix, Renouf.