A travers nous, Christ écoute et visite

Add this

Le fort de Tatihou

Journée de rencontre des aumôneries des hôpitaux

La Pernelle – Tatihou

Lundi 20 juin 2016, journée des aumôneries catholiques d’hôpitaux à la fois halte spirituelle et détente. L’aumônerie de Valognes va à la rencontre d’Avranches, Coutances, Granville, Picauville et les autres.
Le matin, rendez-vous pour la messe à La Pernelle. Impossible de manquer l’endroit avec ce clocher planté comme un doigt en haut de la colline. Peut-être fut-il un amer, autrefois pour guider les marins. Le Père Tournerie, en charge de ce lieu, nous accueille avec une brève histoire. Dans les années 1920, le curé de cette église eut l’idée de transformer le gros rocher sous l’église en grotte de Lourdes. C’est devenu un pèlerinage local très fréquenté le dimanche suivant le 15 août : foule et malades s’y côtoient. Pour nous, messe bien animée avec, devant l’autel de l’église, une belle icône du Christ se penchant sur l’homme souffrant. Icône symbole de toute notre approche lors de notre travail en hôpital et maisons de retraite.
Après la messe, réunion avec le Père Pien – aumônier de l’hôpital Pasteur – qui nous a préparé une « petite catéchèse », celle-ci reprenant le thème de l’icône. Son enseignement s’est appuyé sur divers passages du Nouveau Testament. Surtout ceux où Jésus est au contact de beaucoup de malades ; et tout particulièrement le récit du « Bon Samaritain ».
La deuxième partie de cette intervention bien documentée a été un éclairage approfondi du sacrement de « l’onction des malades », sacrement souvent mal connu ou mal compris.
Il faut s’arrêter sur le mot « onction » par laquelle repose toute la force du sacrement.
Faite à partir de l’huile sainte bénie par l’évêque, elle est signe de cette force destinée à restaurer la faiblesse de ceux qui la reçoivent dans une démarche souvent de foi et d’espérance. La cérémonie entourant cette réception est souvent paroissiale, à la limite diocésaine car c’est toute l’Eglise priante qui les entoure.
Bien enrichis par cet enseignement, nous avons aussi restauré nos pauvres corps par un moment pique-nique.
L’après-midi, malgré pluie et brume, ne nous a pas dissuadés d’aller sur l’île de Tatihou. Malgré sa proximité avec le continent, une fois débarqués du bateau, on ressent une impression de « bout du monde » tant le site est sauvage et orné d’une végétation quasi exotique.
Un jeune guide nous en résume l’histoire fort mouvementée : en 1622, fondation d’un lazaret, puis base scientifique pour les chercheurs du « Muséum d’histoire naturelle de Paris », sanatorium, école, centre de redressement pour adolescents, base allemande dans les années 1940 mais… sans canon !! (Ce fut mieux pour Utah Beach !!), enfin, en 1992, le Conservatoire du littoral le rachète. Peu à peu elle devient le site touristique actuel. Dotée d’un musée avec une partie historique et une section « exposition temporaire ». Elle offre, ainsi que ses jardins, une bonne présentation de la flore et de la faune maintenue.
La journée se termine sous le vol bruyant et plaintif des goélands et, avec pour mission, de mettre en pratique l’enseignement spirituel du matin.
•    Bernadette GALOUZEAU