Eglise d'Yvetot-Bocage

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Eglise Saint-Georges d'Yvetot-Bocage


C'est une église à nef unique de quatre travées (XVIIIe siècle) comportant une voûte en berceau brisé, soulignée à chaque travée par un arc doubleau. Chaque ouverture s'inscrit dans un arc surbaissé reposant sur un pilier cruciforme engagé.
Le transept est formé de deux chapelles latérales dont la construction daterait de 1645.
L'arc triomphal refait au XVIIe ou XVIIIe siècle repose sur des colonnes d'époque gothiques. Il ouvre sur un superbe choeur à chevet plat édifié dans la première moitié du XIIIe siècle. Inspiré du grand modèle de la cathédrale de Coutances, ce choeur comprend deux grandes travées couvertes de voûtes sexpartites, reposant sur d'élégantes colonnettes à chapiteaux végétaux. Dans la première travée, les colonnettes ont été coupées et les fenêtres bouchées pour ouvrir de grandes arcades flamboyantes, ouvrant sur les chapelles latérales. Le chevet plat est ajouré d'un élégant triplet de baies.
Le clocher s'élève au nord, le long de la seconde travée du choeur. Coiffé d'un toit en bâtière effilé il est accolé, d'une tourelle carrée abritant un escalier en vis.
Le porche qui précède le portail occidental date du XVe siècle. A l'intérieur, sa voûte est supportée par des culots sculptés représentant les symboles des quatre évangélistes.
Dans le cimetière, côté nord, se dresse un calvaire à emmarchement, fût et croisillon datant du XVIIIe siècle. On peut également voir des tombes en forme de sarcophage, en pierre calcaire d'Yvetot, datant des XVIIe et XVIIIe siècle.
L'église est classée Monument Historique.


Saint Georges


Selon la légende, saint Georges, officier de la légion romaine, terrassa un dragon à qui une princesse devait être sacrifiée. Converti au christianisme, il aurait été martyrisé sous l'empereur Dioclétien.
Son culte, très répandu en Orient, se développe en Occident à partir du VIe siècle. La chronique de l'abbaye carolingienne de Fontenelle rapporte, à propos de saint Georges, un curieux miracle, survenu en Cotentin vers le milieu du VIIIe siècle. Les reliques du saint (fragments d'os le plus souvent), probablement échappées d'un navire en route vers l'Irlande ou l'Angleterre, vinrent s'échouer à Portbail. Installées sur un chariot tiré par deux vaches, elles furent ensuite transportées «sans conducteur et sans guide» jusqu'à Brix, où une église Saint-Georges fut édifiée. La diffusion du culte de saint Georges en Cotentin fut probablement liée à ces évènements.
Au-delà de la légende, ce récit témoigne de l'action d'encadrement menée par les grandes abbayes de la vallée de la Seine pour implanter le christianisme dans notre région.
Jeune et imberbe, saint Georges est souvent représenté en armure de chevalier, à pied ou à cheval et combattant le dragon, à l'instar de l'Archange saint Michel. Figure chevaleresque, saint Georges bénéficiait d'un culte important au sein de l'aristocratie militaire du Moyen Age. Les chapelles des châteaux lui étaient souvent consacrées. Il devint au XVe siècle le saint tutélaire de la dynastie anglaise.
Attributs:
– Le dragon vaincu agonisant à ses pieds
– Une lance brisée, une épée
– Un écu estampillé d'une croix
– Une bannière blanche à croix rouge remise par un ange et qui deviendra le drapeau national de l'Angleterre.

  • D'après "Point de Repère" Ed. FLOHIC