Eglise de Montaigu-la-Brisette

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Eglise Saint-Martin de Montaigu la Brisette

Placée sous le patronage de saint Martin, cette église est inséparable de son enclos paroissial, entouré de vénérables hêtres. On y pénètre du côté Sud par une remarquable grille de fer, forgée par Auguste Bonnel, forgeron de Montaigu, et datée de 1890. A l'Ouest de l'église, la fontaine Saint-Martin (source asséchée aujourd'hui) est abritée par un bâtiment à deux niveaux, couvert en schiste. Dans une niche figure une statue de saint Martin évêque, en terre cuite.
Au nord de l'église, l'ossuaire médiéval (XIVe siècle) était orné, à chaque angle, d'une statue de pierre (XVe siècle). Aujourd'hui on ne reconnaît que saint Pierre en chape (décapité) à l'angle Sud-Est.
A côté, la croix du cimetière au fût octogonal repose sur une base carrée, ornée de figures animales. L'église, elle-même, date du XIIIe siècle. Elle a été augmentée, en 1352, d'une chapelle dédiée à l'archange saint Michel, fondée par les seigneurs de Chiffrevast. Cette chapelle et la chapelle du Rosaire ont été restaurées aux XVIIe et XVIIIe siècles. La nef de trois travées est couverte d'un berceau de châtaignier. Elle ouvre à l'ouest par un portail du XIIIe siècle, dont l'arc brisé, finement souligné de tores, retombe sur des colonnettes à chapiteaux.
Son tympan est orné d'un remarquable haut-relief représentant «La Charité de Saint-Martin» (XIVe siècle ou fin XIIIe). Le bras Sud du transept correspond au rez-de-chaussée du clocher à bâtière.


Saint Martin


Né vers 316 en Hongrie, Martin est élevé à Pavie. Fils d'officier, il entre dans l'armée romaine. La scène de la charité se situe vers 337 et change sa vie. Martin se convertit au christianisme et refuse de se battre. De retour dans sa famille, il convertit son entourage, puis voyage en prêchant et rejoint vers 360 Hilaire, évêque de Poitiers. Il établit, alors, un ermitage à Ligugé, qui devient rapidement un monastère, le premier connu en Gaule. En 372, il est proclamé évêque de Tours, puis fonde le monastère de Marmoutier. Il convertit beaucoup et lutte contre les injustices. On lui attribue de nombreux miracles. Après sa mort, son culte s'étend rapidement et son tombeau, à Tours, devient un centre important de pèlerinage.
Il est très vénéré en Normandie et un dicton affirme même que « Marie et saint Martin se partagent le Cotentin» (pour le patronage des églises). Saint Martin était invoqué pour guérir l'eczéma et les maladies de peau.
Le haut-relief au tympan du portail Ouest, le représente à cheval, coupant son manteau en deux avec son épée, pour en donner une moitié au mendiant qui est à ses pieds. C'est la scène appelée communément «la Charité de Saint-Martin».