Eglise de Brix

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Eglise Notre-Dame de Brix


L'église paroissiale de Brix est construite sur un éperon rocheux et domine un vaste paysage. Elle a la forme d'une croix latine orientée. Le clocher sur le milieu de la croix s'élève en une belle tour carrée coiffée d'un toit en bâtière avec gargouilles (fin XVIe siècle). Maintes fois remaniée, elle est pour l'essentiel du XVIe siècle avec cependant des piles et des chapiteaux romans à la croisée du transept. On remplacera au XVIIe siècle les petites ogives primitives par de larges baies en anse de panier.
La nef unique est couverte d'un berceau en bois.
Le choeur est vaste pour une église de campagne. Il est orné d'un monumental retable de style baroque (1650) encadrant une toile de l'Assomption. Il comporte sur la partie Nord, une épitaphe, bas-relief de style Renaissance, représentant les armes des Le Tellier de la Luthumière.
Un porche daté de 1568 précède l'ensemble à l'ouest ; ces ogives de style rayonnant encadrées d'une archivolte en tiers-point, rappellent celles du clocher. Il est orné d'une statue de pierre calcaire de Notre-Dame des Neiges. A l'intérieur, une autre statue peut-être la plus remarquable, Notre-Dame de Brix, pierre calcaire polychromée de facture renaissance, représente la vierge souriant doucement à la vue de l'Enfant Jésus. Elle a été l'objet d'une constante vénération.
La Principale singularité de l'église est peut-être ce petit édicule adossé à la nef et qui renferme de remarquables fonts baptismaux (XVIIe siècle).


NOTRE-DAME : consacrée à la Vierge Marie, comme beaucoup d'église en Cotentin (la Normandie en compte près d'un millier qui lui sont dédiées). Elle témoigne de la dévotion des Normands à la Vierge. Puissance mystique et symbolique, elle est considérée comme étant la première à pouvoir intercéder auprès de son divin fils. Elle tient aussi une place importante dans l'histoire de l'Art religieux (iconographie de la vierge depuis ses origines jusqu'à sa glorieuse assomption et son couronnement dans le ciel), mais aussi dans l'histoire de la piété vécue.

SAINT DENIS : Denis est l'évangélisateur des Gaules et le premier évêque de Paris. A l'époque Gallo-Romaine, l'Empereur Decius envoie son préfet pour débarrasser Lutèce des Chrétiens. L'évêque Denis est arrêté, refusant de renier sa foi. Il est condamné à mort et décapité sur le Mont Mercure, aujourd'hui Montmartre. L'évêque se relève, prend sa tête dans ses mains, et part pour le lieu où il est enterré (Saint Denis). Il est représenté soit en évêque, soit avec l'attribut de son martyre: décapité, la tête dans ses mains.

SAINT PHILIPPE DE NERI : S'il est vrai qu'un saint triste est un triste saint, cela ne s'applique pas à Philippe de Néri. On l'a appelé le saint de la joie et même le saint humoriste ! D'une certaine manière, il peut être considéré comme un fol en Christ à l'image de ses saints russes qui tranchaient par leur comportement excentrique sur leurs contemporains. A cela s'ajoute la charité bien concrète pour les pauvres, et le zèle missionnaire. Nous sommes alors au lendemain du Concile de Trente et s'il fait partie de ceux qui travaillent à la réforme de l'Eglise Catholique, il le fait d'une manière trop peu classique pour être comprise de son temps ... Mais il laissera une réputation et aussi un message de sainteté.