église de Quettreville Sur Sienne

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SAINTE-ANNE-ET-SAINTE-AGATHE DE QUETTREVILLE

De part et d’autre d’un très joli maître-autel en bois doré de style rocaille, figurent les statues de Sainte Agathe et de la Vierge à l’Enfant. Dans le transept, un tableau représente l’Education de la Vierge par sa mère, sainte Anne, à qui est également dédiée l’église.

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Le Choeur :

La Nef :

 

Petite église très homogène construite au XIVème sur un plan régulier : la nef et le choeur sont dépourvus de collatéraux ; ils sont séparés par le clocher dont la base forme transept.

La nef n'a jamais été voûtée mais une belle charpente lambrissée la couvre. Arcades et supports de la croisée sont caractéristiques du XIVème par les chapiteaux à tailloirs et astragales polygonaux.

Dans le choeur, trois colonnettes au sud et au nord séparent les deux travées voûtées sur croisées d'ogives recoupées par un lierne longitudinal. Le grand mur-pignon de la façade est précédé d'un porche d'une époque postérieure. Une flèche de pierre octogonale accompagnée à sa base de lucarnes et de clochetons amortit le clocher carré central.

Les vitraux

Les vitraux du choeur illustrent la vie de sainte Agathe ; tous sont complétés de médaillons. Certains représentent des évocations locales telles que la cathédrale de Coutances ou le Mont saint Michel ; on reconnait également sur l'un d'entre eux le visage de Louis Beuve, poète local né et inhumé à Quettreville, dans le personnage d'un chevalier normand revenant de Sicile et rapportant chez nous le culte de la sainte sicilienne.

 

Sainte Agathe et, à ses côtés, Louis Beuve en chevalier normand...

Deux autres vitraux du choeur représentent sainte Anne, deuxième patronne de cette église, et saint Joachim.

Les vitaux de la nef illustrent les sacrements, depuis le Baptème jusqu'à l'Extrême onction.

Ces vitraux ont été réalisés et mis en place en 1949.

Travaux importants exécutés en 2018 pour le restaurer le clocher de l'église de Quettreville-sur Sienne

         La « vule église » du poète Louis Beuve, est inscrite à l’inventaire des monuments historiques et a été classée dans sa totalité en 1970. Elle est placée sous les vocables de Notre Dame et de Sainte Agathe. C’est une église très homogène des Xlllème et XlVème siècles.

Dès le XIIème siècle, l’église est constituée du chœur actuel et d’un clocher couvert en bâtière. Au XIIIème, le clocher est modifié par l’ajout d’une flèche maçonnée et de renforts latéraux ainsi que de la tourelle d’escalier. La tour clocher, quadrangulaire dans sa partie basse, est surmontée d’une partie pyramidale octogonale qui a été par deux fois détruite par la foudre. La charpente est datée de 1889. Chaque angle du clocher est surmonté d’un petit clocheton sans ouvertures.

Outre les reconstructions nécessaires du clocher foudroyé et la pose de nouveaux vitraux suite aux dommages des bombardements à la fin de la dernière guerre, deux campagnes de restauration ont été entreprises plus récemment :

la première en 1974 concernait les couvertures du chœur et de la sacristie endommagées par une tempête. Les enduits intérieurs du chœur et de la croisée sont refaits à neuf.

la seconde campagne en 1980 concernait les sols refaits en carreaux de terre cuite.

Etat des lieux

la tour clocher nécessite une intervention très lourde : déjointement des pierres du sommet, traitement de toutes les pièces métalliques nécessitant la dépose des pierres sur les vingt premières assises de la pointe. L’instabilité de la partie haute fait courir des risques pour la sécurité du public.

Descriptif des travaux sur le clocher

La première tranche porte sur la restauration de la flèche. Cela nécessite l’établissement d’un échafaudage extérieur équipé d’un ascenseur. La dépose des pierres entraine la dépose de la croix et du coq qui seront traités en atelier. La terrasse métallique réalisée lors de la dernière guerre et qui servit de poste d’observation pour l’occupant va être démontée et la fenêtre d’accès supprimée ce qui va interdire l’accès actuel au paratonnerre et au coq. Il sera nécessaire ultérieurement, en cas de besoin, d’intervenir par nacelle extérieure.

Les joints-ciment vont être refaits en joints au mortier plus aptes à la nécessaire « respiration » de la maçonnerie. Les pierres dégradées vont être remplacées, il est prévu 10 m3 de matériau neuf.

A l’intérieur du clocher, les planchers et charpentes intermédiaires vont être repris et maintenus, car ils participent à la solidité de l’ouvrage.

Des travaux de consolidations de la tour de l’escalier et le traitement des pénétrations d’eau vont également être réalisés.

C’est tout cet ensemble qui constitue la 1ère tranche de travaux qui a débuté à l’automne 2017.

D’autres travaux (vitraux, drainage, accessibilité) feront l’objet d’une demande de permis de construire ultérieurement.

financement

La DRAC, Direction Régionale des Affaires Culturelles, assurera 25% du financement ; le département également 25%. Quelques petites aides sollicitées par la mairie sont à espérer, elles viendront en déduction de la part restant à la commune.

Action de la Fondation du Patrimoine

Cette fondation a pour objet de sensibiliser un large public à la nécessité de valoriser et de sauvegarder le patrimoine de proximité bâti ; elle attribue un label qui permet de bénéficier de subventions et d’obtenir la possibilité d’une déduction fiscale. La mobilisation du mécénat populaire est son mode d’action. Elle récolte les fonds et reverse les sommes rassemblées à la mairie, maître d’ouvrage. Pour cela une association locale a été créée ; il s’agit de « l’Association des Amis du Clocher de l’Eglise de Quettreville » et une convention signée entre Mairie, Fondation et Association.