St Vincent de Paul

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Vincent de Paul serait né le 24 avril 1581, à la ferme de Ranquines, près du village du Pouy, à environ cinq kilomètres de Dax, dans le sud-ouest de la France.

Chaque personne a un Saint Patron. Une Paroisse aussi ; le nôtre est St Vincent de Paul

Vincent de Paul serait né le 24 avril 1581, à la ferme de Ranquines, près du village du Pouy, à environ cinq kilomètres de Dax, dans le sud-ouest de la France.

Il est le troisième d’une fratrie qui comprend quatre garçons et deux filles. Son père Jean de Paul est un petit exploitant agricole, sa mère Bertrande de Moras appartenait en revanche à une famille de la petite noblesse locale.

Vincent est amené très tôt à apporter son aide à ses parents qui peinent à nourrir une famille nombreuse. Aussi passe-t-il ses premières années comme berger à garder des moutons, des vaches et des cochons. Il doit toutefois quitter son foyer familial pour Dax, où son père l’inscrit au collège des Cordeliers, tenu par les franciscains. Son père espère ainsi le préparer à obtenir quelques « bons bénéfices », grâce auxquels il pourra compléter les revenus familiaux.

Vincent y reste trois ans. Il y suit avec succès des cours de grammaire et y apprend le latin. Il est, pour ses camarades, un exemple de travailleur acharné, si bien qu’après quelque temps, Monsieur Comet, un ami de famille, lui demande de devenir le précepteur de ses fils. Il prend goût à l’apostolat et le désir de devenir prêtre grandit en lui.

En 1597, il rejoint l'université de Toulouse où le jeune apprenti bachelier étudie la théologie pendant sept ans.

En 1598, il reçoit le sous-diaconat puis, deux mois plus tard, le diaconat, en la cathédrale Notre-Dame de la Sède à Tarbes, en Bigorre (aujourd'hui, département des Hautes-Pyrénées), par l'évêque de cette ville dans laquelle il séjourne un moment. Le 23 septembre 1600, il est ordonné prêtre à Château-l'Évêque (Dordogne) par l'évêque de Périgueux dans la chapelle du château épiscopal, bien qu'il ne soit pas prêt à exercer ce ministère, étant au début plus en quête des avantages de cette condition sacerdotale. Il est nommé par le Vicaire Général de Dax curé de la paroisse de Tilh, mais ne semble pas y être allé.

L'expérience de la captivité

Selon ses dires, capturé en 1605 au large d'Aigues Mortes, il aurait été vendu comme esclave à plusieurs maîtres successifs (notamment à un alchimiste, pour lequel il marquera un intérêt profond). Après deux années d'esclavage, il se serait évadé de Tunis.

Aumônier, curé, confesseur

Grâce aux recommandations du Saint-siège, il devient en 1610 aumônier de Marguerite de France, qui consacre alors un tiers de ses revenus à des œuvres de charité, notamment à la Confrérie des frères de Saint-Jean-de-Dieu, connus sous le nom de « Frères de la Charité » et dont il s'inspirera pour créer les « Filles de la Charité ».

En 1612, il remplace à Clichy le curé François Bourgoing qui souhaite rentrer à l'Oratoire. Âgé de 31 ans, il devient donc le curé de Saint-Sauveur-Saint-Médard, à Clichy (aujourd'hui dans les Hauts-de-Seine), où il fait ses débuts en pastorale paroissiale. Il reconstruit l'église qui tombe en ruine avec les deniers du culte, des paroissiens et des notables, de 1622 à 1630. Cette église existe toujours. Le Cardinal de Bérulle le fait nommer curé. Il prend possession de la cure le 2 mai 1612. En 1613, Vincent de Paul entre comme précepteur, dans la maison de Philippe-Emmanuel de Gondi, général des galères de France. Pendant son séjour dans la maison de Gondi, où il doit « faire sa résidence continuelle et actuelle », il peut aussi retourner aisément dans sa paroisse, surtout lorsque les Gondi séjournent à Paris, dans leur hôtel de la rue Pavée Saint-Sauveur.

Aumônier général des galères en 1619

Aumônier du général des galères Philippe-Emmanuel de Gondi et visitant régulièrement les prisons détenant les criminels condamnés aux galères, le marquis de Belle-Île obtient sa nomination, le 8 février 1619, comme Aumônier général des galères.

Compagnie des Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul 

Il y fonde, avec les dames aisées de la ville, les Dames de la Charité, pour venir en aide aux pauvres. En 1633, il crée la Compagnie des Filles de la Charité. Elles prennent ensuite le nom de « Compagnie des Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul ». Leur nombre se multiplie rapidement. La maison-mère de cet ordre est à Clichy du début du XVIIe siècle jusqu'aux années 1970. Vincent de Paul quitte la paroisse en 1627.

Le 29 novembre 1633, il fonde les Gardes des Pauvres, origine de la congrégation des Compagnie des Filles de la Charité, sous la responsabilité de Louise de Marillac, parmi lesquelles Marguerite Naseau. La vocation des Filles de la Charité, aussi appelées « Sœurs de Saint Vincent de Paul », est le service des malades et le service corporel et spirituel des pauvres ; il confie leur formation à la veuve Le Gras.

En 1638, débute l'œuvre des " Enfants-Trouvés ". En 1648, il convoque une assemblée de dames charitables et prenant la parole, il rappelle que l'œuvre a déjà sauvé six cents enfants, mais que les ressources manquent pour poursuivre l’œuvre entreprise. Ses paroles pathétiques convainquent, puisque le jour-même, l'Hôpital des Enfants-Trouvés de Paris reçoit les capitaux nécessaires pour continuer sa tâche.

En 1651, Vincent organise également des collectes à Paris afin de porter secours aux victimes de la guerre en Picardie, Champagne et Île-de-France. Bien que membre de la compagnie du Saint-Sacrement, il prêche pour la modération à l'égard des protestants.

En 1653, il fonde l'hospice du Saint-Nom-de-Jésus.

Vincent de Paul instaure également des retraites spirituelles, au cours desquelles se retrouvent des gens de toute condition ; ainsi, le pauvre comme le riche, le laquais comme le seigneur prient ensemble et prennent leurs repas dans le même réfectoire.

Dans ses derniers moments, Louis XIII tient à être assisté par lui et meurt dans ses bras, le 14 mai 1643.

Il est ensuite nommé au « Conseil de Conscience » (Conseil de Régence pour les affaires ecclésiastiques) par la régente Anne d'Autriche, dont il est également le confesseur.

Il fonde encore un hospice pour les personnes âgées, qui devient l'hôpital de la Salpêtrière en 1657.

La canonisation

Mort le 27 septembre 1660, il est inhumé dans l'église Saint-Lazare, qui fait partie de la maison Saint-Lazare du faubourg Saint-Denis, le 28 septembre 1660, dans un caveau creusé au milieu du chœur de la chapelle.

Vincent est béatifié par Benoît XIII le 13 août 1729, puis canonisé par Clément XII le 16 juin 1737. Actuellement, son corps est exposé dans la chapelle des Lazaristes au 95, rue de Sèvres, à Paris VIe, où ses reliques ont été disposées dans une châsse en argent ciselé en 1830 (à l'exception de son cœur, conservé dans un reliquaire, dans la chapelle de la maison-mère des Filles de la Charité).

En 1885, le pape Léon XIII l'institue « patron de toutes les œuvres charitables ».